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1). C'est dans les années quarante que des chercheurs américains issus de la cybernétique établissent la science de l'information - grandeur physique observable et mesurable mathématiquement par le bit - et qu'ils donnent le jour au premier ordinateur: l'Eniac. La théorie de Shannon qui s'appuie sur la reconnaissance de l'information comme étant la troisième dimension fondamentale de la matière, interpelle rapidement le milieu des arts. Dès 1956, la "théorie informationnelle de la perception esthétique" admet que toute expression artistique est un phénomène de communication. "Elle considère l'oeuvre d'art comme un message prélevé dans un ensemble socioculturel et transmis par l'intermédiaire d'un canal (système de sensations visuelles, auditives, etc...) entre un individu - ou un micro-groupe créateur -, l'artiste émetteur et un individu récepteur." (Abraham A. Moles, Art et ordinateur). 2).
Concernant la phrase de Pierre Restany: au cours de son texte, le critique
joue d'un même motif évolutif: |
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Je ne parle pas ici de la perception, j'insiste sur les comportements de perception que ces outils convoquent! Je pense plus particulièrement ici aux écrans immersifs, tactiles, à l'interactivité, etc... qui nous positionnent sur d'autres grilles cognitives. |
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????... |
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Ici, tu amalgames deux choses tout à fait distinctes: la condition ontologique de l'oeuvre numérique d'une part (avec cette caractéristique "indégradable"), et d'autre part, l'accessibilité à ces oeuvres qui nécessitent un matériel-lecteur pour leur actualisation. Le problème que tu soulèves est exactement le même que celui auquel ont été confrontés les vidéastes ou les musiciens lorsque les standards ont changé entre les années soixante et quatre-vingt-dix! Du coup, cela déclenche une question fondamentale concernant l'inscription de ces oeuvres dans notre mémoire culturelle... |
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Un artiste qui travaille aujourd'hui en numérique en utilisant le mode "multimédia", est obligé la plupart du temps de composer avec le son, la musique, l'architecture mnésique, les diverses natures d'images, de montages. Il peut choisir aussi de travailler collectivement tout comme cela se pratique depuis longtemps dans le cinéma. Quant à l'écriture, sans doute est-il encore un peu tôt pour tirer des conclusions! |
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SCSI et USB: ports (ou "Bus", d'enfichement de périphériques: cartes, scanners, etc.) spécifiques à des protocoles d'échange de données. Amiga: ordinateurs personnels utilisant un OS différent des Mac Os et Dos, l'Amigados. Java: créé par Sun, Java est un système logiciel indépendant des plateformes Mac et PC (tournant donc sur tous les sytèmes) implémentés par les navigateurs (Netscape et Explorer par exemple), et améliorant considérablement les possibilités d'affichage et d'interactivité sur le web, en permettant la création d'applications complètes. Javascript: langage plus ou moins bien compris par les navigateurs, directement implémenté dans les pages HTML (pages web) , ne nécessitant donc aucun apport logiciel; améliore, lui aussi, considérablement les possibilités du net (ex: les "roll-over", qui permettent le changement d'aspect d'une image quand le curseur passe au-dessus). Shockwave: format propriétaire de Macromédia (Flash) permettant l'affichage et l'animation interactive de fichiers vectoriels sur une page web. Streaming: procédé de compression/lecture par lequel, pour gagner du temps, on peut entendre le début d'un morceau avant que l'intégralité n'en soit chargée; la même méthode existe pour la video, et le format le plus usuel est Real. |